A l’occasion de la journée de la femme le 08 mars dernier, HubMode a été sélectionné par le Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (MOUVES) à participer au lancement du programme LeadHer. Un programme dédié aux femmes entrepreneures ayant pour mission d’entretenir une culture durable de l’égalité entre hommes et femmes, tout en ayant la volonté de briser les codes et carcans.

Un programme d’accompagnement sur 10 mois entre une marraine et sa filleule s’étant mutuellement choisies. Cette dynamique collective permet un indéniable transfert d’expérience, un échange humain inédit, une mise en réseau permettant de sortir de l’isolement. Pour de jeunes structures comme HubMode, le gain est conséquent, nous permettant alors de bénéficier d’un accompagnement bienveillant et de conseils avisés.  Une aventure lancée en région pour que les entrepreneures femmes continuent de se développer et de créer sans se restreindre !

Sur cette lancée, Annick Jehanne (Fondatrice de HubMode) était ce jeudi 09 mars invitée à débattre lors d’une rencontre à l’université de Lille 3 organisée par la HubHouse – espace dédié à l’initiative et entrepreneuriat étudiant – dont le thème de la journée était : « Entreprendre se conjugue aussi au féminin ».

Une femme est confrontée à plusieurs obstacles au cours de sa vie et cela s’avère d’autant plus vrai lorsque celle-ci décide d’entreprendre une carrière et de se positionner en tant que chef de son propre projet. Ont été soulevés différents problèmes :

  • Celui de la faible incitation de ces dernières à s’imposer et se faire valoir durant leur scolarité. La volonté de sensibiliser les jeunes femmes à la création d’entreprise demeure une problématique très actuelle.
  • La faiblesse sur la culture de entrepreneuriat chez les femmes,
  • Qu’elles soient systématiquement confrontées au problème de la conciliation du temps de travail et du temps accordé à leurs vies de famille.
  • La difficulté d’obtenir un prêt bancaire…

La lutte contre les stéréotypes doit continuer, et passer d’une part par une sensibilisation durant la scolarisation devant permettre aux femmes d’envisager des choix d’orientation plus larges. On note qu’il n’y a seulement que 12% des femmes faisant parties du secteur numérique en France et que l’on ne compte que 28% de femmes entrepreneurs en région Haut-de-France en 2016, un chiffre qui peine à augmenter.

Comme le souligne Karine Charbonnier, Vice-Présidente déléguée à la formation et aux relations avec les entreprises du Conseil Régional Hauts-de-France : « Les femmes manquent de modèles de réussite féminins ! ». Or, il est important de pouvoir s’identifier à des modèles d’entrepreneures femmes afin d’oser sauter le pas de la création d’entreprise.

Lors de la table ronde : « Elles ont osé se lancer dans la création d’entreprise », plusieurs points ont été abordés, notamment les questions du SENS et du RÉSEAU.

La question du sens

Avant de se lancer pleinement dans la création de leurs entreprises, toutes les intervenantes ont évoqué les différents freins auquel elles ont dû faire face. Tout d’abord la peur, du jugement ou de l’échec, le manque de confiance en soi qui empêche à sa propre réalisation, un certain complexe de légitimité qui se manifeste par le doute et l’effacement.

Néanmoins, toutes ces femmes avaient besoin de redonner un SENS à leurs vies, une envie de se réaliser autrement, d’enfin s’offrir son propre job, celui dont elles rêvaient et qu’on ne leur proposait pas ! Elles se sont données l’ambition d’être libres et audacieuses, le challenge à relever étant de taille, cette obligation de réussir leur a donné une force immense.

« Grâce à mon entreprise j’arrive à m’exprimer » – Lamia Mialet, Co-fondatrice de Cozy Air.

La question du réseau

Toutes s’accordent, sans exception, sur ce point : Le réseau est fondamental !

Il s’avère être un capital essentiel entretenant à la fois ambition et envie. Il est primordial d’avoir le goût des autres, de prendre du plaisir à échanger, donner de soi avant de recevoir, savoir détecter la richesse humaine avant d’aller y trouver un intérêt matériel. L’usage des réseaux sociaux et du numérique n’étant absolument pas négligeable.

Neda Mazarevic, fondatrice de Yoga Lite, précise : « La meilleure façon de continuer d’apprendre c’est d’enseigner aux autres ».

Un point sur lequel chez HubMode nous nous accordons entièrement : ce sont nos échanges, nos rencontres via les formations données, et les MOOCS qui nous ont permis d’avancer, de nous développer, de continuer de grandir ensemble !

 

Ont participé à la matinée :

  • Lynne Franjié, Vice-Présidente formation et vie universitaire
  • Caroline Plesnage – Directrice générale aux droits des femmes et à l’égalité, Préfecture de la Région Hauts-de-France
  • Karine Charbonnier – Vice-Présidente déléguée à la formation et aux relations avec les entreprises, Conseil Régional Hauts-de-France
  • Reem Ahmad – Fondatrice R&D Consultancy, Services aux entreprises
  • Annick Jehanne – Fondatrice de HubMode, Mode et textilec
  • Estelle Lebas – Fondatrice d’Etat-major, santé
  • Neda Mazarevic – Fondatrice de Yoga Lite, centre de yoga
  • Lamia Mialet – Co-fondatrice de Cozy Air, qualité de l’air intérieur
  • Pénélope Houwenaghel – Fondatrice coopérative VIA, interprète français et langue des signes
  • Véronique Fournier – Fondatrice de Juste une Impression, Imprimerie

Magda Lakel